« … la fracture numérique n’est pas seulement le

résultat d’un manque de maîtrise technique, mais

elle reflète également les difficultés de la

participation citoyenne»

 

Depuis qu’Internet s’est démocratisé, nombreux sont ceux qui ont tenté d’utiliser

le Web afin de former et de mobiliser des communautés d’intérêts. Certains

ont réussi tandis que d’autres s’y sont cassé les dents. A la base de ces

échecs, très souvent le même constat : une communauté ne se crée pas,

elle existe déjà par elle-même et Internet n’est qu’un outil destiné à

favoriser l’émergence de ces groupes. D’où notre motivation de travailler

sur un territoire.

Si on faisait le bilan des études existantes sur "le fossé numérique" dans les communautés bruxelloises, on pourrait rapidement conclure que le sujet

de « l'utilisation des TIC et leurs bénéfices pour les groupes exclus

socialement » reste peu connu. Il y a, en effet, très peu d’expériences sur la

façon d'utiliser les TIC par les personnes exclues. Il importera de faire le lien

entre, d’une part, la lutte contre la pauvreté et, d’autre part, les technologies

de l’information et de la communication. Nous proposerons d’unir les

énergies (non pas les fédérer mais aider à la mise en réseau, chacun gardant

ses spécificités), de créer des lieux de dialogue mais aussi d’aller ensemble

à la rencontre de ceux qui sont encore à l’écart, ce qui est le cœur de notre

projet. Aller à la rencontre, mais aussi expérimenter, rechercher, avec les

personnes elles-mêmes, ce qui leur est nécessaire - dont la reconnaissance

de leurs droits -, en partant de leurs propres attentes. Nous pensons que les enseignements à tirer autour des usages par les plus pauvres de l’Internet

peuvent effectivement servir à tous, du fait que généralement, les situations

 vécues par ces personnes voient se concentrer un grand nombre de difficultés.

Il existe sur le territoire deux Coordinations sociales, une de Marolles et

l’autre de la Senne. Des contacts sont établis afin d’intéresser leurs

associations composantes au projet. Il y a lieu de les inviter à une réunion-

-débat qui permettrait de présenter le projet et d’inviter les volontaires à

nous rejoindre.

Lors du séminaire du 7 décembre 2007 organisé par l’asbl Les Corsaires et

le Germe (ULB) sur les expériences bruxelloises sur le monde virtuel et

la lutte contre la fracture numérique, il est apparu que  "… la fracture

numérique n’est pas seulement le résultat d’un manque de maîtrise

technique, mais elle reflète également les difficultés de la participation

 citoyenne".